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"But sometimes you meet those people you can't forget. Those are your friends." [Juliet]

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″ Anésidora
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MessageSujet: "But sometimes you meet those people you can't forget. Those are your friends." [Juliet] Mar 12 Fév - 10:26


Helen & Juliet

C'était une journée comme toutes les autres, une journée de plus pour la jeune Helen Hale. Comme d'habitude elle avait quitté son travail vers environ cinq heures du matin, essayant de se dire qu'elle en aurait bientôt finit avec ce club qu'elle détestait au plus haut point. Rentrant chez elle à pas de loup pour ne pas réveiller Cécile sa colocataire et amie qui devrait très certainement se lever d'ici peu. Les deux jeunes femmes ne faisaient que se croiser tout le temps, fort heureusement leurs jours de congés tombaient souvent en même temps, de quoi se retrouver entre amies. Se laissant tomber sur son lit, épuisé par sa soirée, elle s'endormit comme ça, elle était à bout de force et même si tout le monde lui conseillait d'arrêter ce travail qu'elle-même détestait, elle se faisait un devoir de continuer, avant tout pour aider ses frères et soeurs, elle ne voulait pas qu'ils manquent de quoi que ce soit et même si elle ne les voyait pas souvent, les savoir heureux la rassurait. Ce qu'elle oubliait souvent, c'était de s'occuper d'elle-même et ce n'était pas nouveau.

La jolie brune fut réveillée quelques heures plus tard par un brouhaha infernal venant de la rue, se levant en sursaut elle se précipita vers sa fenêtre pour voir de quoi il retournait. Des travaux, dans un soupir la jeune femme se décidait finalement à sortir d'ici, plus forcée qu'autre chose, mais peu-importe.Sans trop de préparation elle sortit de son appartement, longeant la rue où se déroulait les travaux, jetant un coup d'oeil sur ce qu'il pouvait bien se passer, les jeunes hommes qui se trouvaient là la saluèrent tandis que dans son fort intérieur elle espérait qu'ils ne la connaissaient pas de la mauvaise manière, en fait elle n'aimait pas être reconnu pour ses activités nocturnes. Les rues étaient désertes, dans la précipitation elle n'avait même pas songé à regarder l'heure exacte, tout ce qu'elle souhaitait c'était de s'éloigner de ce bruit insupportable qui avait finit par réussir à lui donner la migraine. Arrivé devant la mairie, un panneau attira son attention, celui des petites annonces, des offres d'emploies. Bien entendu elle savait que c'était peine perdue, elle qui n'avait aucune qualification et un passé plus que douteux n'aurait aucune chance de trouver un boulot moins éprouvant et surtout aussi bien payé que celui qu'elle exerçait actuellement. Elle était encore endormi, si bien que rien ne semblait la captiver suffisamment, elle décida donc d'aller prendre un petit-déjeuner bien mérité au Granny's.

Poussant la porte du restaurant, tout semblait mieux, elle avait l'impression d'être réellement chez elle, bien que c'était plutôt ridicule, elle s'installa au bar, appuyant sa tête dans ses mains quand une vielle dame s'approcha d'elle un grand sourire sur les lèvres. Granny avait ce don, traiter n'importe qui de façon à ce qu'il soit à l'aise, cela faisait bien longtemps qu'elle fréquentait cet endroit et pas une seule fois elle n'avait eu un mauvais contact avec cette femme. Elle commanda rapidement tout ce dont elle avait besoin, un café bien noir pour commencer.

Juste avant de recevoir sa commande, la jolie brune fut rejoint par une jeune femme blonde qui avait pris le siège à côté d'elle, Juliet, un vrai rayon de soleil qui fit sourire Helen dès qu'elle la reconnue. En effet, malgré qu'elle ne la connaissait pas beaucoup, notamment à cause des rares moments qu'elle pouvait passer avec sa colocataire, elle avait toujours trouvé que Cécile et Juliet se complétait parfaitement, pas très étonnant d'ailleurs qu'elles étaient meilleures amies.

« Juliet ! Ravie de voir de si bonne heure. »
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Dernière édition par Helen Hale le Mer 20 Fév - 9:33, édité 1 fois
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″ Raiponce
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MessageSujet: Re: "But sometimes you meet those people you can't forget. Those are your friends." [Juliet] Mar 12 Fév - 14:54

Juliet & Helen

Etre artiste indépendant, c'était de s'assurer de toujours et encore nourrir son inspiration qui consumé en vous, croire en ces rêves et en ces oeuvres, avoir le courage et le talent " de.. " s'exposer fièrement aux regards des autres et surtout ne pas se décourager par le premier mauvais argument qu'on vous donne. Afin de nourrir leur créativité, ils se doivent d'exercer toutes sortes d'activités après, bien sur, qu'ils ce soient spécifiés dans un domaine en particulier.. Tel que par exemple la musique, la littérature, l'écriture, la peinture, la poterie, la cuisine et bon nombres d'autres choses encore. Juliet venait d'achevé son premier croquis de sa toute première série de peinture sur toile. Fraichement diplomé, la belle à la chevelure dorée et naturellement ondulé, avait réussi à se faire repérer par un conservateur.. Elle n'était pas dupe, elle savait qu'il était un ami à son père. Mais ce fut mieux, que.. Rien ? Elle n'allait tout de même pas jeter la pierre sur ces géniteurs qui ont été, certes, énormément absent pour elle lorsqu'elle était enfant jusqu'à la fin de la période son adolescence. Maintenant presque à la retraite, ils voulaient toujours et encore se sentir utile pour leur fille unique, chose que Juliet comprenait parfaitement bien puisqu'elle détestait tout autant qu'eux l'être. Située au centre d'une pièce vide aux murs blanchâtres et parsemé de plusieurs dessins aussi occidentaux que contemporain, et éclairée seulement de quelques bougies parfumées à la lavande, Juliet émit quelques pas à reculons de sorte à pouvoir admirer son oeuvre. Elle croisait aussitôt ces bras contre sa poitrine, inclinant son visage avec légèreté sur le côté. Un rictus naissait aussitôt au coin de ces lèvres, elle était fière de son chef d'oeuvre, qui, elle espère qu'il fera fureur lorsqu'ils seront exposés. " Et voilà ta première nature morte, Juliet. " Se le murmurait-elle à voix haute en étirant délicatement ces bras.

" - Bien le bonjour habitants du Maine, vous êtes au 6.03 et il est six heures du matin !
(rires) - Déjà ? Je n'ai même pas vu la nuit passé !
- Ah, moi non plus, mon ami ! Moi non plus !
- Alors aujourd'hui il ne pleuvra pas, mais abstenez-vous de sortir ce soir !
Il y aura une averse cette nuit donc restez couché et ne bougez pas de votre lit douillet !
(intervint un autre homme) - Et avec ça, on tient à vous présentez le tout dernier single des Two Door Cinema Club : Undercover Martyn ! "


Elle entente de ce qui était supposer être son réveil qui était située juste à la pièce d'à côté, Juliet fronçait ces paupières, posant son pinceau sur une table, puis se dirigea jusqu'au rideaux, qu'elle tire. Elle se laissa un instant aveugler par les rayons du soleils, finissant par poser la paume de sa main juste face à ces yeux. " C'est.. C'est pas vrai ! Ne me dite pas que vous avez encore recommencé ? " S'écriait une voix qu'elle connaissait que trop bien : celui de la bonne, une dénommée Hannah. Juliet se tourna face à la bonne femme, de corpulence assez ronde, celle-ci ayant posée ces mains contre ces hanches, en la fusillant du regard. " Regardez-moi ce chantier.. Mademoiselle Barnes, vous n'êtes plus une enfant, enfin ! " Poursuivait-elle en pénétrant seulement le seuil de la salle et bien.. Qu'est-ce qu'il en saura lorsqu'elle se retrouvera au centre ? Une crise cardiaque, peut-être ? " Et bien, je.. " Elle n'eut même pas le temps de finir sa phrase que Hannah farfouilla les poches de son tablier, sortant hors de celle-ci un paquet de lingette. Elle avança en de plusieurs pas assurée et rapide jusqu'à la belle blonde, pour lui plaquer le paquet contre son buste, poursuivant en lui coupant en plein élan. " Bientôt, je serais contrainte par vos parents de loger ici lorsqu'ils verront votre mine creusé par les cernes ! Oh, mon dieu ! Que le seigneur m'emporte, cette petite est tellement enfermée dans son monde ! " Face aux dires de la bonne, Juliet ne put s'empêcher d'éclater de rire un peu comme l'aurait fais un enfant d'ailleurs, lorsqu'on le réprimandait de la sorte. Il faut dire qu'elle n'était pas une très grande habituée des leçons de morales, des choses à bien faire ou ne pas faire.. Serais-ce en partie grâce à Cécile ? Elle semblait si.. Dévergondée ? Contrairement à elle, qui était assez souvent.. En solitaire, face à son art et son inspiration. Il fallait avouée qu'elle était un peu comme sa muse, comme l'était beaucoup de personne dans cette ville.. D'ailleurs.

Mais Juliet ne s'inspirait non loin de là que d'une seule personne, mais plusieurs ! Elle essayait de s'empreignait de tous et de n'importe quoi, et à chaque fois, et depuis toujours.. L'inspiration arrivait sur un plateau d'argent. Mais évidemment, elle était souvent distraite. La preuve ! Elle pensait à sa prochaine inspiration alors que sa bonne était entrain de la réprimandait sur l'état de son atelier, hier soir encore très propre. " Et je pari que vous ne m'écoutez même pas à cet instant, hein ? " Cette question la sortie aussitôt de ces pensées. " Pardon, qu'avez-vous dit ? " Lui demandait-elle poliment. Hannah roulait des paupières avant de soupirer d'agacement, faisant sans attendre demi tour pour souffler sur chaque bougie encore éveillée. Juliet esquissait simplement un sourire et sortie plusieurs lingettes de leur paquet pour nettoyer son visage avec autant d'effort qu'elle pouvait, mais en vain. Quoique.. Elle avait seulement réussit à retirer les tâches lavables mais les plus tenaces étaient.. Tenaces. " Allez, zuuu ! Sous la douche ! " S'écriait-elle en la poussant à l'extérieur de son propre atelier, ne lui laissant même pas le temps de jeter les lingettes sales dans la poubelle déjà bien débordante de boule de papier. " Mais.. Faite très attention à mon tableau qui.. " Une fois sortie hors de son atelier elle lui ferma la porte au nez, ce qui fit sursauter aussitôt Juliet, qui se mit à soupirer contre. " Qui n'a pas encore séché. " Elle secouait légèrement la tête en se dirigeant sagement jusqu'à la salle de bain, allumant radio que Hannah avait pris soin d'éteindre, évidemment.. Se déshabillant avant de pénétrer sous la douche.


Une fois sortie de la douche, elle se peigna, sécha sa chevelure qui s'ondula naturellement que très légèrement, puis se rendis jusqu'à son armoire pour se vêtir. Une fois terminée, elle rejoint la bonne qui semblait toujours aussi concentrée sur le rangement de son atelier. " Hannah, adorée ? " Intervenait-elle dans un raclement de gorge plutôt innocent. Celle-ci l'écouta alors d'une oreille, attendant la faveur qu'elle s'apprêtait à demander. Elle poursuit : " Auriez-vous fait... " Elle avait pris soin de bien conserver à l'abri sa peinture sur toile, sachant pertinemment bien que cela avait une grande valeur pour elle. Même si elle haïssait l'art et le fait que sa patronne " s'amusait " à gâcher ainsi ces capacités intellectuelles pour des choses aussi futiles que cela, elle ne pouvait s'abstenir de lui faire plaisir. " Alors ça non, hein ! Plus jamais, je ne vous ferez de café ! " La coupait-elle aussitôt, une habitude surement maintenant. Décidément, elle anticipait bien tous ces dires à croire que Juliet n'avait aucun secret pour elle. Puisqu'elle semblait obstinée à ne rien lui préparer, Juliet n'eut donc pas d'autre choix que d'aller se réfugier dans le meilleur café de Storybrooke : au Granny's. Là bas au moins, on lui servait tous qu'elle voulait et sans broncher car elle ne dormait pas assez à cause de ci et de cela. Et après un moment de méditation, elle ce souvenait aussitôt des dires de Peter Pan.. Ou plutôt d'un passage, qu'elle avait lu lorsqu'elle était très jeune.. " Les filles sont trop bavardes. " et bien, en voilà donc la preuve ! Sa bonne, elle, était décidément trop bavarde. Une clochette indiqua aux employés que de nouveaux clients arrivèrent, Juliet ne tarda pas à prendre une place au fond de la salle, elle se laissa se détendre par la musique ambiante de la salle, puis réchauffer par la température très contraste à l'extérieur et très vite, une serveuse vint prendre sa commande. Comme toujours au Granny's, le service, tout comme l'alimentation était d'une qualité rare et pas cher en plus ! Juliet lui commanda une grande tasse de café, sortant hors de son sac un bloc note blanchâtre, afin de dessiner tous qu'il lui passer par la tête. " Juliet ! Ravie de voir de si bonne heure. " A l'entente du timbre de sa voix, la belle blonde releva son visage, qu'elle tourna aussitôt face à la brune : Helen. Elle a salua de la main, la gratifiant d'un large sourire. " Helen, je suis également ravie de te voir de si bonne heure ! Comment te portes-tu ? " L'interrogeait-elle dans un plissement de cil.


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″ Anésidora
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MessageSujet: Re: "But sometimes you meet those people you can't forget. Those are your friends." [Juliet] Mar 12 Fév - 18:35


Helen & Juliet



« Helen, je suis également ravie de te voir de si bonne heure ! Comment te portes-tu ? »

Cette simple phrase la fit sourire, bien sûre qu'elle allait répondre qu'elle allait bien, pourtant tout en elle lui donnait envie de hurler, Juliet avait l'air si heureuse, toujours parfaitement coiffé et rayonnante. Tout le contraire de la jolie brune qui malgré qu'elle n'avait pas l'habitude de dormir aussi peu était tout sauf radieuse. Ses yeux étaient cerné et elle avait à peine pris le temps de se coiffer, tout ce qu'elle avait prévu pour sa mâtinée c'était d'avoir le courage de sortir de son appartement qui lui paraissait être un palace tellement il était vide le matin, se rendre chez Granny sans parler à personne et boire son café.

« Je vais plutôt bien, j'ai eu des jours meilleurs c'est vrai. Et toi alors ? »

Elle n'avait aucune idée de si oui ou non la jolie blonde allait la croire, elle était l'une de celle qui souhaitait qu'Helen arrête son travail pour se trouver quelques choses de plus « convenable » dirons-nous. Le problème étant que même s'il n'y avait rien au monde qu'elle détestait plus que ce boulot, elle n'avait aucune envie d'arrêter, c'était comme si elle était liée à ce bar d'une certaine façon, elle savait pertinemment qu'aucun employeur ne la payerai autant alors qu'elle n'avait aucune qualification et aucun diplôme, merci à son ex petit-ami qui l'avait poussé à arrêter les études pour la laisser tomber un peu plus tard. Cela faisait au moins une chose pour laquelle son père avait eu raison et ça lui faisait du mal de l'admettre. Les garçons ne sont que des sources d'ennuis. Maintenant, elle ne pourrait être plus d'accord, seulement son dédain pour son paternel et toutes les réflexions qu'il lui faisait à longueur de journée lorsqu'elle vivait encore auprès de sa famille avait surement fait que cette petite phrase était passé par une de ses oreilles pour ressortir par l'autre.Raison de plus pour écouter davantage les conseils qu'on lui donnait plutôt que de n'en faire qu'à sa tête, cela ne lui avait jamais réussi.

Soulagement, le café était enfin arrivé, Helen adressait un grand sourire à Granny, pile à temps. Elle en avalait une gorgée et elle avait déjà l'impression de se réveiller, cela ne valait pas forcément une bonne nuit de sommeil, mais c'était mieux que rien. Elle tournait de nouveau la tête vers la jeune femme à ses côtés qui avait déjà été servis. Les deux jeunes femmes étaient totalement différentes, peut-être même à l'opposer l'une de l'autre, pourtant grâce à l'amitié de Cécile elle s'était rapprochée. C'est alors qu'elle se réveillait petit à petit qu'elle décida de profiter de cette rencontre fortuite pour prendre des nouvelles de son ami dont elle savait qu'elle avait beaucoup de talent de peintre.

« Au fait, comment ça se passe avec tes peintures ? »


Ajouta-t-elle en affichant un sourire sur son visage. Elle n'avait pas l'habitude de la voir seule à seule, cela lui faisait d'ailleurs penser à sa colocataire qui devait très certainement être en train de travailler à ce moment précis. Elle ne lui enviait pas sa place, même si elle aurait probablement pu être avec elle si elle n'avait pas fait autant de mauvais choix, après tout elle comptait également se lancer dans des études de médecines. La différence, c'était que ses parents n'auraient jamais eu les moyens de lui payer une école digne de ce nom et ses frères et soeurs ne méritaient pas de suivre le même chemin qu'elle, ça elle ne se le pardonnerait jamais.

Sa famille, tout ce qu'elle avait fait, c'était pour elle et même si elle était exténuée elle se consolait en se disant qu'avec l'argent qu'elle avait gagné en peu de temps, elle aurait peut-être l'occasion d'arrêter tout ça plus rapidement, si elle avait de la chance bien sûre.
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″ Raiponce
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MessageSujet: Re: "But sometimes you meet those people you can't forget. Those are your friends." [Juliet] Sam 16 Fév - 23:49

Juliet & Helen

Juliet observait avec la plus grand attention chaque petite mimique que son interlocutrice eut la gentillesse de lui gratifier. Elle se demandait un instant parfois si Helen ne " s'amusait " pas à simuler sa peine... C'est étrange, elle semblait être comme une bombe à retardement. Comme si elle allait exploser à un moment ou un autre. Pas sur elle, certes, mais sur une personne qu'elle pourrait probablement détester. Oui, mais qui donc ? Juliet inclinait très légèrement son visage sur le côté, observant donc la belle brune dans un nouvel angle. Elle plaça son crayon au centre de son pouce et bien droit en verticale, s'apprêtant donc à la prendre pour muse. " Tu es d'une beauté exceptionnelle. Et j'ai bien envie de te prendre pour muse ! " Lui confiait-elle dans un petit rire. Elle posa son crayon sur la table, pourtant son regard sur la serveuse qui venait de gentiment lui poser sa tasse de café encore chaude à ces côtés. Juliet la remercia d'un sourire, reportant ces prunelles verdâtres sur son interlocutrice. " J'es.. J'espère que ça ne te dérange pas ? " Lui demandait-elle dans un regard interrogateur, en espérant tout au fond d'elle qu'elle ne se contentera pas que de refuser sa demande. Juliet en serait bien évidemment peinée, mais sa tristesse ne durera qu'un temps, un peu comme si on l'aurait fais disparaître dans un simple claquement de doigt. Elle saisit de ces longues et fines doigts la tasse entre celle-ci, soufflant pour chasser la fumée de chaleur qui venait écraser son visage de poupée.

Elle buvait quelques gorgées de sa tasse qu'elle repose délicatement sur la table. Ses prunelles se porta aussitôt sur Helen lorsqu'elle finit enfin par répondre à sa question : " Je vais plutôt bien, j'ai eu des jours meilleurs c'est vrai. Et toi alors ? " Mh... Bonne question ! Juliet elle-même avait connue des jours meilleures, il fallait l'avouée. Faire nuit blanche ainsi pour une oeuvre d'art était littéralement son genre. Il faut dire que derrière ces apparences, elle n'aimait pas vraiment faire la fête... Juliet a toujours eu l'habitude de rester seule, à l'écart de tous et de toutes. Il paraît que c'était le destin des artistes " ça " la solitude, l'isolation et peut-être même le fait d'être associable ? Non... Juliet était, certes, tous sauf ça : associable ! Elle a d'ailleurs toujours adorée la compagnie des personnes qui l'entourent. Ils et elles étaient tous et toutes bizarre, oui, mais il valait tout de même mieux rire plutôt que pleurer, non ? Elle ignorait si ces parents en étaient la cause. Pourquoi feraient-ils donc ça d'ailleurs ? En quoi cela leur rapporteraient, mh ? D'enfermer leur fille pour ne pas qu'elle n'aie de contact avec la société ? Juliet secouait légèrement son visage de gauche à droite de sorte à sortir hors de ces pensées sordides. Qu'est-ce qu'il lui prenait donc de croire en de chose pareil ? Décidément, elle regardait beaucoup trop la télé ou bien lisait beaucoup trop de conte de fée ! Un prince n'allait très certainement pas surgir de nulle part pour lui demander sa main, non, tout ceci était ridicule et irréelle même ! " Je... " Elle ravalait sa salive en laissant quelques microsecondes s'écroulaient un instant, poursuivant : " J'ai également connue mieux. "

Elle émit un petit rire en se plaçant bien droite sur sa chaise, plaquant confortablement son dos contre le dossier de celui-ci. Ah, si elle savait qui elle était, elle ne serait pas aussi... Perdue ? Juliet se concentra de nouveau sur son interlocutrice. Et après de longues minutes à la contempler sagement dans son coin, elle put percevoir deux cernes creusaient sous sa paupières. Helen semblait lasse et fatiguée et ne demandait qu'une chose : se reposer, dormir et pourquoi pas par la même occasion : récupérer ces heures de sommeils. D'après les informations de sa meilleure amie Cécile, Helen travaillait dans un environnement lugubre qui ne semblait pas être si sain à l'intérieur que les propriétaires veulent le démontrer. L'endroit où elle travaillait ressembler à... A une pomme. Oui, c'est cela ! Une pomme. Vous savez ? A l'extérieur, une pomme semble beau, grand et juteux ! Mais à l'intérieur ? Lorsqu'on croque en pleine dent dedans on découvre qu'il est pourris, voir moisie. Et c'est ainsi que l'on aperçoit qu'on s'est fait avoir. " Au fait, comment ça se passe avec tes peintures ? " Demandait Helen avec curiosité. Mise à part Cécile, personne ne demander des nouvelles de ces oeuvres et lorsque ce fut le cas, comme maintenant, Juliet ne peut qu'en être ravie, elle qui adorait parler de sa passion qui n'était autre que l'art. " Je viens d'achever mon tout premier tableau ce matin, vers sept heures je pense. Mon thème ? " Elle émit quelques secondes de réflexion en levant ces iris au plafond, réfléchissant donc à un nom convenable : " La nature morte. " Elle fit une toute petite moue, trouvant le thème plutôt banale et sans intérêt. " Je sais, le sujet est banale et sans aucun intérêt... Mais j'avais pensée laisser courir mon imagination sur ce thème là. " Elle haussait simplement ces épaules, en riant.

" Tu... " Elle reprit plus ou moins son sérieux, en grimaçant. " Tu vas très certainement me prendre pour une folle mais... " Elle baissa la tête en s'amusant à tapoter les bouts de ces ongles contre la tasse, un petit bruit semblable à l'avancement des aiguilles d'une montre dans le temps, avait pris place entre leur être, elle poursuit : " J'ai l'impression de connaître la nature comme ma poche. Tu sais ? La vivacité des couleurs, les formes des arbres, de la nature... " Elle haussait ces épaules et jouant avec l'une de mèches blondes. Helen ne l'a connaissait pas vraiment en même temps, elle n'était jamais chez elle, elle ressemblait à cette légère brise de vent au printemps, auquel on a rien demander et vice versa. Et auquel il passe et repasse discrètement sans pour autant attirer l'attention sur sa personne. " C'est définitif. " Se le murmurait-elle à elle-même en plissant à deux reprises ces cils. " Hannah à raison, je n'aurais jamais du boire autant de café... " Elle secouait une nouvelle fois son visage afin de reprendre ces esprits, ne s'imaginant donc pas vraiment qu'elle était entrain de faire un monologue à voix haute. " Ne pas dormir pour l'art, c'est tout à fait moi ça... Les femmes normaux se contentent, elles, d'accourir de bar en bar et de danser sur une musique hispanique ou encore contemporaine, comme le ferait très certainement Helen, qui sait ? Mais moi, non... Je passe la nuit à mélanger les couleurs des peintures clairs et foncés afin d'en créer une unique et jamais vu dans les autres tableaux... " Elle émit un petit soupir en fronçant ces paupières, levant son regard afin de fixer un point imaginaire. Elle avait besoin de sommeil cela s'entendait et bien évidemment ce voyait ! Elle reprit aussitôt ces esprits à l'entente de la clochette du restaurant, se rendant compte qu'elle venait de parler tout haut, elle sentit ces pommettes s'empourpraient d'une couleur rosé, riant assez nerveusement : " J'ai parler à voix haute, n'est-ce pas ? " Elle plissa doucement ces paupières n'osant pas retourner la question à Helen, ne voulant guère l'offenser sur son emploi du moment. Après tout ? Elle était mal placée pour juger les personnes qu'elle ne connaissait pas depuis des années et surtout... ? Ce n'était pas ces affaires ! Et elle ne voulait pas la brusquée. Pourtant... Elle aurait tant l'aider à sortir de ce club. " Tu.. Tu ne m'as pas répondue pour la muse ? " Bafouillait-elle en essayant de changer de sujet. " Je peux te payer si tu ne veux guère te déplacer pour rien... Soixante-dix dollars de l'heure, te conviendrait-il ? " Proposait-elle en l'interrogeant du regard


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MessageSujet: Re: "But sometimes you meet those people you can't forget. Those are your friends." [Juliet] Mer 27 Fév - 21:03


Helen & Juliet



« Tu es d'une beauté exceptionnelle. Et j'ai bien envie de te prendre pour muse ! »

A ces mots, la jolie brune ouvrit de grand, yeux surprise bien sûre et en même temps assez flatter par ce que la jeune femme venait de lui avouer. A vrai dire, elle n'avait pas l'habitude qu'on lui porte une attention particulière, même si elle était consciente que si elle travaillait dans ce club ce n'était pas pour rien. Pourtant, la gente masculine qui s'intéressant habituellement à sa beauté n'avait pas vraiment des intentions aussi nobles que la jeune artiste. Alors qu'elle s'était littéralement laissé submergée par ses pensées, elle en avait oublié de répondre, elle secoua la tête comme pour chasser toutes pensées de son esprit, la fatigue surement, elle n'arrivait pas à se concentrer sur quoi que ce soit et gardait les yeux rivés sur sa tasse de café encore fumante devant elle.

« J'ai également connue mieux. »

Elle releva la tête instinctivement vers son interlocutrice, effectivement, elle avait l'air aussi fatigué qu'elle, la curiosité d'Helen la poussait à chercher des explications plausibles à cette situation, chose parfaitement inutile car sans doute que si elle se contentait de demander, Juliet n'aurait pas eu de mal à lui raconter le pourquoi du comment. Pourtant, la jeune femme n'aimait pas poser des questions. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'elle avait peur de mettre les gens mal à l'aise comme elle l'était elle-même lorsqu'on lui posait des questions auxquelles elle n'avait pas envie de répondre, le genre d'interrogation sur ses activités, sur sa vie, sur sa famille tout ces sujets qui pour n'importe qui pouvaient être très facilement abordable comme parler de la pluie et du beau temps, alors que pour elle, il ne s'agissait que d'une récapitulation incessante de ses erreurs, de ses mauvais choix et de la situation infernale dans laquelle elle s'était enfermée toute seule.

Ce qu'Helen aurait voulu, c'est avoir ce regard, cette étincelle qui s'était allumé dans les grands yeux de la jolie blonde au moment même où elle avait évoqué ses peintures, une passion et elle en parlait avec tellement de facilité, tellement d'enthousiasme, c'était l'une des choses qu'elle admirait chez cette jeune femme prête à tout faire pour réaliser ses rêves. D'ailleurs à force de les mettre de côté, la jeune Helen en avait oublié ce que c'était d'avoir envie de quelque chose.

« J'ai l'impression de connaître la nature comme ma poche. Tu sais ? La vivacité des couleurs, les formes des arbres, de la nature... »

Folle ? Non pas du tout, elle était passionnée, elle avait envie de faire partager cette passion qui l'animait et elle le faisait tellement bien, rien qu'à l'entendre, on avait envie de voyager, de s'évader, sortir du quotidien fade et monotone et de rêver un peu, c'était tout ça en même temps qu'elle communiquait et bien plus encore.

« Tu sais... J'adorerais voir ce tableau, non pas que je sois une connaisseuse. Non loin de là, mais ça me fascine la façon dont tu parles de tout ça et je te crois quand tu dis connaitre la nature, ça se voit rien qu'à ta façon d'en parler. J'aimerais avoir la même vision des choses qui m'entourent. »

Hélas cela risquait d'être un peu compliqué et pas seulement parce que la jeune femme n'avait pas l'habitude de se passionner pour les choses simples de la vie, elle avait plutôt l'impression d'être devenue défaitiste et pessimiste, deux choses qu'elle n'était absolument pas quelques années auparavant et qu'elle ne souhaitait pas être. Alors qu'elle avalait une gorgée de son café qui commençait à refroidir, elle leva les yeux vers Juliet, elle semblait absente, elle parlait sans conviction, comme à elle-même, c'est ce moment qu'Helen se remémorait dans sa tête, une fille qui dansait dans un bar, bien entendu elle était consciente que la jeune femme ne la jugeait pas, elle avait simplement du mal à la comprendre et comment lui en vouloir. Elle-même était plutôt très ouverte d'esprit et avait vu tellement de choses insensées qu'elle n'avait pas pour habitude de s'étonner de quoi que ce soit et c'était peut-être ça son problème, elle s'enfonçait dans la monotonie de ses journées toutes semblable aux autres, une vie de fête et d'amusement qu'elle trouvait fade et humiliante.
« J'ai parlé à voix haute, n'est-ce pas ? »

« Oui, enfin ne t’en fait pas, je n’ai plus tellement l’habitude de m’amuser, c’est plutôt devenue une corvée et je songe sérieusement à trouver quelques choses de plus… stimulant à faire. Je cherche simplement une bonne occasion. »

La conversation devenait légèrement gênant, non pas qu'Helen lui en voulait, loin de la, elle n'avait simplement pas l'habitude de parler de ses activités et ça à qui que ce soit, elle préférait de loin garder une part d'ombre, elle n'aimait pas la personne qu'elle devait être là-bas. Une fille déluré, sans le moindre complexe, ce n'était pas elle, la seule raison valable qui la forçait à rester c'était son besoin d'argent, non pas pour elle, mais pour ses frères et soeurs. C'est pourquoi quand la jolie blonde aborda le fait de la payer pour qu'elle soit sa muse, elle eut comme un mouvement de recule. Oui elle avait besoin d'argent, mais elle pensait pouvoir s'en sortir seule et elle s'en serait voulu d'accepter la charité, ou l'argent d'une amie. Elle lui adressait un sourire, ne laissant pas paraitre sa gêne, puis hocha la tête.

« Oh et puis pourquoi pas, ça me permettra de voir enfin ton travail. Tu sais, je ne veux pas que tu me payes et puis je ne pense pas que ça me coute beaucoup, je n'ai pas un emploi du temps surchargé non plus. »

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"But sometimes you meet those people you can't forget. Those are your friends." [Juliet]

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